Bonjour,

Je suis tombé par hasard sur votre site.
              A Antibes, Bosc faisait du dériveur. J'en faisais aussi un peu avec des copains de lycée, autour du Port de la Salis.

            Un jour de gros temps, dans la rade de la Salis, mon copain François Daboussy et moi-même tirions des bords sur un 505 dans la baie de la Salis .

        Voyant que Bosc qui naviguait à quelques dizaines de mètres, avait "dessalé", nous sommes allés le "repêcher".
Je revois encore son visage plein de gratitude quand on l'a hissé à bord de notre dériveur.

                Plus tard, pendant les événements de mai 68, il nous a offert un dessin pour une affiche
que nous avons utilisé à la Fac de Droit de Nice.

Le dessin représentait un prof en chaire, son baratin enfermé dans une énorme bulle, et une flèche qui partait des travées de l'amphi pour aller crever la bulle.

Tout Mai 68 dans un seul dessin : génial.

Je ne l'ai pas vraiment connu, mais on voyait que c'était un homme bon, modeste et très gentil, mais qui soufrait.


Cordialement, Patrick Carnicelli
.




Ce mail de Patrick Carnicelli, reçu le 11 novembre 2010, nous envoie à nouveau sur une belle chasse au trésor, à la recherche des merveilles enfouies dans le passé de Bosc.

                            Merci d'avance à tous ceux qui furent présents aux alentours de Nice pendant les év'nments (comme dirait Coluche) de 68, ou qui connaissent quelqu'un qui y était, et qui pourront m'aider à retrouver cette superbe affiche qui devrait faire 50 x 60 cm et qui n'a jamais été publiée jusqu'à ce jour. Probablement que seules 4 ou 5 photocopies ont été faîtes, rendant cette tâche encore un peu plus difficile.

réponse ici, Merci

Voici la suite de la correspondance avec Patrick Carnicelli :

Merci de votre aimable réponse et content d'avoir apporté ma modeste contribution à ce "devoir de mémoire" certes mélancolique, mais pas triste.
Je doute fort que la fac de droit de Nice (qui était en 68 et est restée loin d'être un fief "progressiste") ait gardé ce type d'archive, surtout en rapport avec cette période. Les leaders contestataires de l'époque sont quasiment tous devenus des mandarins ou des notables.
J'ai perdu le contact avec mon copain qui avait l'original et, comme un imbécile, je n'en ai pas gardé une copie ou alors, il est perdu quelque part au milieu de mon capharnaüm. Mais il doit bien y en avoir une quelque part (mais l'archivage n'était pas notre préoccupation principale...). En outre, à l'époque, la photocopie n'était pas aussi répandue qu'aujourd'hui et il a du n'y avoir que 4 ou 5 tirages faits par je ne sais quel imprimeur. Le format était celui d'une grande feuille de papier à dessin (au minimum 40X60 selon ma mémoire) ou plutôt à aquarelle, au grain assez fort. Mais Bosc devait avoir ses habitudes en l'espèce comme tout créateur, et vous les connaissez certainement.
Ce que vous me dites sur le musée Peynet ne m'étonne pas. Il est en effet déplorable que Bosc n'y ait pas la place qu'il mérite.
Bien à vous
Patrick C.

 

retour                             expo suivante